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Restaurant Maison du Maroc

Écrit par Ismail Akajni
21
Sep
2009

Un restaurant qui a pour vocation de créer un pont entre le Maroc contemporain et nos a-prioris occidentaux.

Un parti pris par l'agence CA/PA qui tente de déconstruire notre vision sur les formes architecturales marocaines traditionnelles pour ce restaurant situé 1, rue des Boucheries à Rouen. Les matériaux utilisés sont le béton, le placo-plâtre et le médium. Le moucharabieh est obtenu en décalant deux tôles perforées.

Lieu Rouen, France Architecte Agence CA/PA Client Privé Programme Réhabilitation d’un restaurant Surface 80m² Coût 115 000 €

 

 

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Source : http://www.capa-arch.eu/

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Commentaires (17)Add Comment
Nabil Afkiri
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Par Nabil Afkiri, septembre 21, 2009
Rouen! ma maison! j'y vais dans 15 jours j'essaierai d'aller voir ça, merci pour le plan Ismail =)
Ismail Akajni
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Par Ismail Akajni, septembre 21, 2009
Je t'en prie Nabil !
Good alors ce sera l'occaz de voir ça de près..........à première vue ça a l'air plutôt sympa !
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Par Abdellah ELBERHI, septembre 21, 2009
Je ne vois pas de déconstruction, mais plus une rupture brutale et totale avec les formes traditionnelles de l'arci marocaine.
Si j'enlève l'enseigne, cela peut être n'importe quel espace sauf restaurant...
Quant aux tôles superposes, ça fait plutôt un effet cinétique qu'un véritable moucharabieh.
un dernier point, si le projet vise l'innovation de traditionnel marocain pour aboutir à sa contemporanéité, je dirai
sans hésitation que c'est complètement raté... désolé pour la brutalité de mon commentaire
Ismail Akajni
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Par Ismail Akajni, septembre 22, 2009
Ne soit pas désolé pour un commentaire qui ne tient que de ta propre vision cher Abdellah, c normal d'imposer son avis et c même louable. Donc toute opinion personnelle est légitime et respectable.
Pour ma part, je ne suis pas tout à fait d'accord avec ta vision. Je pense qu'à première vue (car les photos présentées ici sont insuffisante pour juger un projet dans sa globalité) ce resto vaut le détour ou du moins notre intérêt. Peut être que Nabil pourra nous en dire plus en faisant un saut à l'occasion : est ce que ca marche comme lieu de gastronomie ? est ce que cette esthétique (qui évoque beaucoup l'idée d'une sorte d'installation d'art contemporain + qu'un design d'intérieur classic) raconte quelque chose dans son vécu même ? Quel type de clientèle peut'on y trouver ? quel type de cuisine on y sert ? etc.......etc......etc c l'ensemble de ces données qui nous permettrons de juger ce lieu à sa juste valeur. Ici, installés chacun confortablement devant notre pc, il nous est difficile d'analyser de manière critique car on ne peut qu'émettre des hypothèses et des intuitions.........et les miennes sont plutôt bonnes smilies/smiley.gif Voilà concernant le jugement gobal d'une oeuvre à partir d'images ou de photographies..........
Maintenant revenons un instant sur ton argumentaire cher Abdellah :
1/ Tu dis qu'il n’y a dans ce travail aucune DECONSTRUCTION mais plutôt une simple RUPTURE avec les formes traditionnelles de l'architecture marocaine.
Je te répondrais : Est ce que l'on reconnait dans ce projet certains éléments identitaires "arabisants"?? La réponse est sans ambigüité OUI (moucharabieh à partir de deux tôles standards perforées, tapis marocain déstructuré, arabesque bi chromique donc totalement schématisée...) Ces éléments existent toujours mais d'une manière nouvelle et relue. Ils n'ont pas disparus, on les ressent toujours donc entre rupture et déconstruction y a bien déconstruction.
2/ Si on enlève l'enseigne, cela peut être n'importe quoi sauf un restaurant.
Là je répondrais et alors ? Pourquoi pas ? peut être que ça fait partie d'une certaine idée de l'auteur sur la globalisation des lieux urbains, peut être qu'il veut que l'on entre diner dans une sorte de galerie d'art contemporain plus que dans un restau à l'image des milliers de maisons d'hôtes et de resto marocains genre milles et unes nuits.............entre milles et une nuits version Shéhérazade dans le 93 et ce projet je choisirais le 2e car le premier c + pour berner le premier touriste venu smilies/smiley.gif)
3/ Tu dis que les tôles ne font pas véritablement moucharabieh.
Là j'en reviens à mon analyse du début : où se situe ce resto ? Apparemment c un local commercial qui donne sur rue. Les éléments en moucharabieh permettent-ils de voiler quelque peu le vis-à-vis avec les passants ?? Qu'en est-il côté lumière ? Quelle orientation ? ..............seuls ces éléments nous diront ce qu'il en est pour les fameux moucharabiehs..............on saura alors s'ils ont un rôle fonctionnel et esthétique ou uniquement et strictement esthétique ?? Pour l’instant je penche pour la première hypothèse.
Enfin, et là il ne s’agira que d’une petite remarque perso : j’adore la manière avec laquelle est traitée cette rangée d’ampoules suspendues de manière simple et brute de décoffrage. On retrouve souvent ces ampoules nues dans les cuisines et les pièces des maisons marocaines + ou - « modestes », je trouve que c assez bien vu comme geste et c peut être ça qui l’idée d’une installation artistique type labo plus que d’un simple resto banal.
Ismail Akajni
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Par Ismail Akajni, septembre 22, 2009
Mince je viens tout juste de remarquer la longueur un chouiya exessive de mon commentaire donc désolé pour la prise d'espace smilies/smiley.gif smilies/smiley.gifsmilies/grin.gif
Maria El Glaoui
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Par Maria El Glaoui, septembre 22, 2009
Tu as bien raison Ismaël quand tu dis qu’il faut, pour raconter (et donc juger) une architecture, l’avoir au préalable vécue et ressentie. Je dirais même que c’est indispensable pour tout projet qui suscite la polémique (dans le sens noble du terme) – tout en faisant attention aux tartuffes très courants dans nos domaines.
C’est d’ailleurs d’autant plus incontournable qu’il s’agit ici d’un lieu qui se veut référent d’une certaine idée du Maroc.

Maintenant, émettre un avis positif sur la question reste tout aussi naturel que d’en émettre un plus distant car plus négatif… et dans les deux cas, a priori…
Pour mon quota de « jugement a priori » :-), ma lecture la plus intuitive - tant au niveau du texte de présentation que des images disponibles - me donne l’image globale d’un centre d’artisanat marocain, où collections locales sont montrées, avec plus ou moins de recherche esthétique certes, mais pas vraiment d’Histoire racontée. (Et que oui, être dans un restaurant qui fait collection active me dérange, c’est un point de vue)

Quant à l’utilisation des tôles perforées, leur échelle m’apparaît comme inadéquate à l’échelle d’un moucharabieh qui, déconstruit ou pas, a d’abord sa définition dans sa fonction : voir de l’intérieur sans être vu de l’extérieur. Et comme ça, ici, ça fait tout de même un peu déco. (En tout cas, ce qui est sûr, c’est que, sans le texte, je n’aurais pas établi le renvoi)

Enfin, merci pour le sujet smilies/cheesy.gif et j’attends le compte-rendu !
Voilà, Nabil, ça y est !! t’es missionné pour Amush ! Youpi !
Ismail Akajni
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Par Ismail Akajni, septembre 23, 2009
heheheeh smilies/smiley.gif) Tu as l'air d'être très heureuse de savoir le Nabil en mission spéciale smilies/smiley.gif)
Concernant le resto, je comprend plus ou moins ce que tu dis...........maintenant comme énoncé + haut, la réalité risk sans doute de nous rattraper, en infirmant ou en confirmant nos dires. Heureux en tout cas que le débat soit là, c l'essentiel, vivement que ça dur sur les post à venir smilies/smiley.gif)
Nabil Afkiri
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Par Nabil Afkiri, septembre 26, 2009
Je trouve pour ma part un peu réductrice et superficielle la lecture d' Abdellah ELBERHI. Le fait de parler de rupture est prématuré. Je ne pense pas que de faire un restaurant plus marqué, ou plus inspiré par le Maroc que cela aurait donné un résultat plus légitime. On est quand même à Rouen là et je connais cette ville, je trouve que l'endroit y colle plutôt bien de ce que j'en vois. c'est une ville en essor sur le plan culturel et architectural, il commence à y avoir des création un peu plus "pointu" que ce que j'ai eu l'habitude d'y voir avant. et je trouve courageuse et interessante la position des concepteurs ici de faire un lieu sans tomber dans les pièges classiques de la ré interprétation trop littérale. il y avait un autre restaurant marocain, rif même à Rouen, je ne sais pas si il existe encore. Mais la déco était atroce, pastichée, maladroite, exagérée.... Et en plus, je préfère voir ces références au moucharabieh etc comme des clins d'œil plutôt que comme des interprétations. aussi à la décharge des concepteurs Abdellah, on peut dire sans trop s'avancer que ce projet a été fait avec des moyens limités et on sait que dure est la tâche lorsqu'il faut arriver à satisfaire les besoins du projet dans ces conditions. j'ai aussi envie de lire là dedans plus une référence à un architecture moderniste marocaine que l'architecture traditionnelle. cet endroit tient plus du Cinéma Rif de Tanger que du Palais Tazi de Fes... et le Cinéma Rif est quand même un édifice important de l'histoire architecturale de Tanger et surtout de l'attachement que les marocains peuvent avoir pour un bâtiment dans ce pays.
On ne va jamais très loin avec des commentaires de première lecture, comme je l'ai dis, je vais essayer d'y faire un tour et je vous dirai mes impressions et j'essaierai d'en discuter avec les proprios si je les vois pour qu'ils puissent apporter un peu de lumière à ce débat.
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Par Abdellah EL BERHMI, septembre 27, 2009
Bonjour les amis !
Que l’on soit d’accord sur certains points :
L’auteur du projet nous dit clairement dans son texte, qu’il s’agit bien d’une tentative de déconstruction de notre vision par rapport à un style d’architecture bien précis.
Ensuite, par une série de photos judicieusement sélectionnées, il nous présente le « parti pris de sa conception» autrement dis (tapis + moucharabieh) .et brièvement il nous indique l’essentiel des matériaux utilisés dans le projet.
Intuitivement, si le concepteur n’a pas mis le reste des éléments, soit qu’il les considère
comme secondaires et sans aucune importance par rapport au point fort de son idée, soit qu’ils ne composent pas avec sa démarche déconstructiviste. En partant de cela, on peut conclure que l’essentiel du projet est là, il y a pas besoin d’aller sur place.
J’ajoute aussi que, la représentation intelligente du projet, nous invite plutôt à réagir par rapport à une pensée au lieu de se limiter à de simple analyse ou des critiques concernant un espace donné dans un contexte donné… (Peut importe le lieu)
Je rappel aussi qu’on est bien dans un espace intérieur et pas devant un objet architectural.

Avant de parler de la déconstruction architectural, je tiens à rectifier tout de même l’auteur du projet en lui disant ceci : « on ne déconstruit pas une vision mais plutôt une pensée de voir les choses »
Alors, la déconstruction philosophiquement parlant, j’en passe,-c’est pas l’objet de notre discussion- mais je vous renvoie comme même vers J.Derrida tant que philosophe de notre époque et que je considère comme précurseur de ce processus qui a bouleversé le monde de l’architecture classique, en créant le mouvement «constructo-derridien »des déconstructivistes, tout en menant des travaux en complémentarité avec des architectes, tel que Eisenman . Et ainsi, de ce processus –bien sûr- émergé ce qu’on appel aujourd’hui le style de l’architecture contemporaine…
Un autre exemple d’architecte qui a aborder la déconstruction dans son projet « l’école d’archi de Marne-la-vallée » c’était B.Tschumi, que je conseil vivement de voir.
Théoriquement pour moi, une déconstruction, m’incite obligatoirement à aborder les questionnements des origines de l’architecture, à légitimer des formes, à reformuler des concepts afin d’exprimer une qualité déconstructiviste, c’est la théorie de « le signifiant- signifié »dans le constructo-derridien.
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Par Abdellah EL BERHMI, septembre 27, 2009
suite==>>>>

Si je prends l’exemple du tapis comme signifiant, qu’évoque t-il pour nous comme signifie?: Un tapis de pierre, de fleurs, mural etc. en le déconstruisant, il peut devenir « tapis roulant »
volant peut être, ou glissant…, au moins ici ma pensée de voir un tapis n’est plus du tout la même, et li y a ouverture vers la création.
Pour le moucharabieh, je crois que j’avais parlé de ça dans un ancien topic, en faisant le
rapprochement avec le « stop sol » (je sais pas si tu te souviens Ismail) voila ce que j’appelle véritablement une déconstruction. Quant au motif géométrique, je crois que si nos chers artisans avaient puisé toutes les variantes de leurs modules de base qui constituent les formes
décoratives marocaines, j’en suis sûr, qu’il y a forte chance qu’il tomberont sur les mêmes formes que tu vois sur ce tapis.
Il y a un autre aspect de déconstructivisme, c’est son coté subversive, il confère au projet la capacité de déranger notre façon de penser les formes , si je prend un « mur » comme élément courant dans le vocabulaire architectural, et je le met en tension , le rendre oblique, le déchirer, le plier, le froisser, à tel point qu’il n’assure plus la sensation de sécurité en partageant le familier de l’étranger ou l’intérieur de l’extérieur, là non seulement je décompose tout l’ensemble de bâti en + je dérange la notion de protection. Ce processus démontre les multiples possibilités de combinaison du vocabulaire architectural trop souvent cristallisé dans l’architecture traditionnelle et où les termes tel que esthétique, beau, j’aime -j’aime pas…etc. ne sont plus admis dans le vocabulaire des concepteurs contemporains…
Conclusion, rupture ou pas, pour moi ce projet a tenté de déconstruire ma vision, mais pas ma pensé de voir les choses, Dieu merci !...   

Nb : pour ceux qui cherchaient la signification de l’archi contemporaine, j’espère qu’ils trouveront réponse a leur question dans ce bref commentaire.
ARCHI CONTEMPORAINE = DECONSTRUCTION DE STYLE ARCHITECTURALE CLASSIQUE =>SUBVERTION => CREATION => EMERGEANCE DE STYLE CONTEMPORAIN.
Notre architecture classique marocaine ne pourra pas échapper à ce processus, les temps sont au mode de la globalisation et l’universalisme, le Maroc comme d’autre pays doit suivre, seul notre pensé arabo-musulmane qui est bien différente de celle occidentale peut nous ouvrir sur notre propre contemporanéité et en même temps nous éviter tous ces plagiats (mal copier-coller) qui défigurent nos villes et qui perturbent notre société…
Pour Ismail : un architecte avant tout doit être intuitif, ayant de l'instint de l'initiatveet de laction. Arabisance pour moi ce n’est qu’1 accessoire de notre style classique d’architecture, l’appellation « archi-traditionnelle » ne vaut plus rien dire pour moi, et ce depuis très longtemps.
Pour M.Elglaoui, je retiens bien l’expression « les tartuffes courants dans notre domaine »
Je vais foyer ds le biblo de mes enfants si je trouve cette comédie, ça me déconstruira les idées …smilies/smiley.gif)))))
Quant à N.afkiri, j’espère que cette fois ci, mon comment ne soit trop pesant que superficiel pour toi…
J’attends tes impressions après la visite de ce lieu, mais prématurément, je peux t’assurer que tu n’en verra pas plus que ce que j’ai écris sur ce projet, une dernière chose mes critiques se limitent à un concept et ne concerne nullement la ville de Rouen que je connais autant que toi, un jour on se fera un repas déconstruit ds ce resto et avec plaisir
smilies/smiley.gif))))))))
amicalement Abdellah le tartuffe..smilies/smiley.gif))))))))))))
Nabil Afkiri
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Par Nabil Afkiri, septembre 27, 2009
Donc si je réagit bien à ton commentaire, c l'intervention de dé construction qui est superficielle au final pour toi ? smilies/wink.gif j'avoue ne pas être très sensible à ce courant de pensée qui questionne des aspects qui ne me parlent pas, c'est un courant encore très expérimental pour moi, je ne conçois pas l'architecture comme cela. Mais je comprend ton point de vue et après cette explication le trouve plus censé. cependant pour ce qui me concerne, l'architecture contemporaine ne se situe plus de nos jours dans une remis en question des styles classiques, même au Maroc... je ne pense pas que la voie se trouve là. je crois plus à une architecture contextuelle (quand je dit contexte je ne parle pas seulement du site, mais du contexte social, économique, politique etc...), qui s'inspire des leçons du passé et évite les erreurs maintes fois révélées pour répondre à des besoins actuels et anticipés. je ne suis pas convaincu que notre architecture contemporaine se situe dans une démarche aussi intellectualisée que le déconstructivisme, qui sonne encore comme quelque chose de trop abstrait à mes oreilles, trop conceptuel, trop inaccessible pour nos compatriotes, il faut dire ce qui est.
Maintenant concernant ce lieu en particulier, le texte descriptif est assez succin, et le terme 'déconstruit' est peut être mal empoyé, je vais essayer de faire en sorte que les concepteurs puisse venir ici nous expliquer leur démarche... il est important de continuer cette discussion avec eux.
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Par Abdellah ELBERHI, septembre 27, 2009
Encore une petite précision :
La DECONSTRUCTION, elle n’est ni système ni théorie. C’est un PROCESSUS. Elle est appliquée à bien d’autres domaines que la philosophie, comme la critique littéraire, l’esthétique, l’architecture ou l’urbanisme…etc. Elle ne se limite pas à une époque déterminée, elle a été traitée par plusieurs philosophes a travers les siècles précédents, et elle n’est pas vouée à s’arrêter non plus à notre époque. Elle a libérée notre pensée en donnant naissance au contemporain, ce dernier fait son chemin et elle aussi…
J’attends d’autres réactions, pou revenir sur certains points qui me paraissent pour le qu’on puisse dire, un peut flous et erronés.
Ismail Akajni
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Par Ismail Akajni, septembre 27, 2009
Waw !! Ya la sauce qui prend dit donc ! Ca fait plaisir de voir cette page se remplir de fond aussi polémique soit-il, en espérant que les choses resteront sur ce rythme aussi longtemps que possible ! Ceci dit, je commencerais pour ma part par revenir sur une de tes remarques cher Abdellah à mon sujet, ou plutôt au sujet de mes dires :
« Pour Ismail : un architecte avant tout doit être intuitif… »
Abdellah, voici ma réponse tirée de mon post du 22 septembre présent sur cette même page :
« il nous est difficile d'analyser de manière critique car on ne peut qu'émettre des hypothèses et des intuitions.........et les miennes sont plutôt bonnes »
Ceci signifie concrètement et noir sur blanc que moi-même j’ai une intuition (certes positives pour l’instant) donc ne me fait pas dire ce que je n’ai jamais dis Abdellah vu que je suis du même avis que toi sur ce point loool ). Heureusement qu’il faille agir par intuition, par feeling, par ressentiment dans notre discipline architecturale et personne n’osera dire le contraire sinon on lui exigera de dévoiler sa baguette mgique ou son tableau des éléments périodiques architecturaux smilies/smiley.gif
Pour en revenir maintenant à ton intervention sur le déconstructivisme cher Abdellah :
Je la trouve très sensée et plutôt convaincante, mais je dirais que mes bouquins d’Histoire de l’Architecture m’ont déjà raconté la même chose à maintes reprises sur nos amis déconstructivistes (idem pour le Derrida ….) sans pour autant me convaincre autant que tu ne semble l’être sur cette Vérité Absolue que veut recéler ce processus de pensée (je tient à dire que je pense la même chose de tous les courants, car qui dit courant dit vérité absolue, je préfère les sentiers pluralistes bourrés de relativité et d’instinct d’adaptation.) Alors attention, je ne dis pas que ce processus n’apporte rien au débat et à la connaissance architecturale, je dis tout simplement que l’Architecture est avant tout une histoire « d’établissement humain » donc d’Hommes et de Contexte. Je rejoins donc plus ou moins l’idée déjà esquissée par Nabil. Nous avons une méthodologie, qui plus est déconstructiviste, avec des enseignements à tirer et un processus à analyser de près, reste que la question d’une architecture arabisante, arabo-musulmane, islamique…………….voire autre……exige la prudence et le doute sur tous les bords. Pourquoi ? Parce que le déconstructiviste (architectural j’entend) c’est aussi et d’abord un mouvement qui assume (à ses risque et périls) une rupture nette et précise avec l’héritage historique et le contexte socioculturel dans lequel il baigne, chose qui me révolte assez pour me faire prendre les choses avec des pincettes et avec bien plus de prudence que tu ne semble le faire ici Abdellah. Ceci dit, je reste persuadé que le processus déconstructiviste peut être compatible avec la prise en considération réelle et sincère des éléments socio culturels et contextuels dans lesquels est noyée toute architecture qu’on le veuille ou non. Pour en revenir plus précisemment à notre charmant petit resto, en effet la notion de déconstrutivisme est sémantiquement approximative ou plutôt « superficielle » car je pense qu’il s’agit plus là d’une décomposition formelle et esthétique plutôt que cognitive. Il ne faut donc pas trop s’embarquer comme on le fait ici dans un débat théorique surdimensionné et bien plus complexe que les questions d’ordre critique que pose ce projet de design d’intérieur ))) Ceci dit, tout débat est enrichissant donc utile et j’attend impatiemment ton opinion sur le déficit contextuel sur lequel se base la démarche Déconstructiviste Abdellah.Ne penses-tu pas que les choses sont bien plus complexes que cela, que le processus de projet requiert autant un processus de déconstruction de pensée mais aussi une exigence de lisibilité et d’éclaircissement sémantique et estéhtique dont notre Maroc (à titre d’exemple) a tant besoin, un Maroc ou le « déconstructivisme » de la brique 6 trous (je suis en train de tenter de faire de l’humour, mieux vaut prévenir parfois lol) fait rage et défigure nos villes… : )))))
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Ismail Akajni
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Par Ismail Akajni, septembre 27, 2009
Pour en revenir vite fait à notre resto, pour avoir enclenché un tel débat, il ne peut être qu'intéressant finalement smilies/smiley.gif)smilies/grin.gif
Ismail Akajni
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Par Ismail Akajni, septembre 27, 2009
Enfin, pour prouver ma bonne foie quant à la nécessaire analyse du processus déconstructiviste, vous pouvez jeter un coup sur mon denier article :
"Enracinement régionaliste et envol universel: L’architecture « marocaine » dans le flou"
lien permanent :
http://www.kubik-studio.com/kubik_labo.html

En voici un extrait :
"l’architecture «marocaine» doit renouer avec ses entités identitaires qui sont aussi multiples que le sont les régions, les cultures et les paysages marocains. L’ancrage identitaire est là qu’on le veuille ou non, reste à l’identifier, à l’extraire, puis à se le réapproprier sous le prisme de la mondialisation. Où sont passés l’introversion, les rapports si subtils entre le dedans et le dehors ou encore la permanente idée de centralité que l’on rencontre tout au long de l’histoire architectural islamique? Où est cet antagonisme entre la sobriété extrinsèque et les luxuriants intérieurs si caractéristiques des demeures médinales? Quel place donne t-on aujourd’hui à l’artisanat dans l’acte de bâtir?

Autant d’éléments peuvent nous sembler encore vagues à saisir, pourtant, les analyser de manière plus profonde selon les trois étapes d’identification, d’extraction et de réinterprétation, (c'est là ou je reprend à mon compte les principes même du déconstructivisme cognitif mais en prenant comme base théorique le contexte, et c'est là tte la différence je trouve) peut nous mener vers de réels débouchés théoriques et pratiques. De plus, contrairement à l’exemple finlandais où l’on peut lire une certaine homogénéité identitaire, le cas marocain présente une force spécifique, celle de la multiplicité des identités que ce soit sous des critères climatiques, géographiques, ethniques… Une mosaïque culturelle qui nous offre autant d’opportunités de renouvellement de «notre» vocabulaire architectural contemporain, autant d’entités d’identité à relire à l’aube de ce XXIème siècle. Le défi est celui d’un humanisme architectural, qui au-delà de l’acte primaire de bâtir devra penser l’espace sous toutes ses composantes humaine, sociale, culturelle, spatiale… L’histoire nous est ouverte, le présent aussi, à l’homme de savoir puiser dans l’un pour penser l’autre, dans un permanant soucis d’audace et de sincérité.
Abdellah El Berhmi
...
Par Abdellah El Berhmi, octobre 05, 2009
Désolé les amis, « le gain pain oblige » je serai absent pour 1 petit moment. Entre temps j’espère qu’il y’aura d’autres intervenants qu’on a l’habitude de voir… Le débat et très enrichissant. Et jusqu'à là on n’a pas vraiment dit Gd choses sur ce projet… Aaaaaaaaa + abdelah
Salaheddine
...
Par Salaheddine , février 16, 2010
J'ai connu ce lieu en travaux, le MO est un ami. je vivais à Rouen à l'époque, c'est l'aboutissement de la rue eau de ROBEC, le lieu est magique , même quand il pleut (c'est a dire tout l'temps...), pas loin du "SON DU CORPS", un bar où je jouais aux échecs. (ça fais grand sur les photos).

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