Quelle architecture pour un Maroc en mutation ?
Écrit par Younes Diouri16
Fév
2012

Conférence le 23 février à 18h à la Bibliothèque Al-SAOUD de Casablanca, sur le thème de "Quelle architecture pour un Maroc en mutation ?"
C’est à cette problématique que vont répondre Fikri Benabdallah et Groupe 3 architectes ainsi qu'un étudiant en architecture. L'objectif est d'initier des éléments de réponses sur l'architecture et son langage dans le Maroc d'aujourd'hui. Une conférence organisée par L’AMÉA le 23 février à la bibliothèque Al-Saoud de Casablanca.L’AméA, Association des marocains étudiants en Architecture a été créé récemment en France par des étudiants marocains. Aujourd'hui, en s'adressant à tous les étudiants marocains en architecture dans le monde, elle compte plus de 600 membres. Parmi ses ambitions, il y a la volonté de devenir un véritable réseau solide. Association à but non lucratif, l’AméA a pour objectifs d’engager l’échange, d’informer et d’accompagner les jeunes étudiants durant leur parcours de formation. Ainsi, l'AméA entend jouer un rôle déterminant dans la vie estudiantine des futurs architectes marocains de par le monde. Grâce à ses deux équipes à l’ENA, Ecole Nationale d’Architecture de Rabat et à l’EAC, Ecole supérieure d’Architecture de Casablanca, l'association veut intervenir sur le territoire marocain en vue d'organiser plusieurs évènements autour de l'architecture. Dans cette optique, cette première conférence du 23 février vise d'une part à apporter de nouvelles réponses face à une problématique choisie par les étudiants eux mêmes mais aussi à créer des liens entre les jeunes étudiants et les professionnels de la conception au Maroc.
Thème "Quelle architecture pour un Maroc en mutation ?" Invités Fikri Benabdallah, Groupe 3 architectes Date 23 Février Lieu Fondation du Roi Abdul-Aziz AL-SAOUD : Rue du Corail, Ain Diab-Anfa, Casablanca 20050, Maroc. En Face du MEGARAMA
Source : www.amea-asso.org
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Commentaires (4)

Par samou, février 17, 2012
Pour citer des exemples concrets je dirais:
Myriam Soussan et Laurent Moulin, Salima Najji, Omar Alaoui, A.Sijelmassi, Empreinte,...
Il existe des agences d'architecture jeunes et moins jeunes dont la production (qu'on la partage ou pas d'ailleurs...) traduit une certaine honnêteté, une simplicité, une éthique..., qui réfute les compromis vulgaires, le pastiche, la médiocrité.
Les exemples cités n'en sont qu'une petite partie, et pourrait il me semble témoigner plus explicitement de ce que pourrait être l'architecture de demain sans avoir trop à rougir de projets en carton pâte réalisés...
Encore une fois mon commentaire ne comporte aucune diffamation et j'invite les lecteurs à se référer au projet de centre culturel de Fès pour appuyer mon argumentation qui est publié sur ce site même.
Myriam Soussan et Laurent Moulin, Salima Najji, Omar Alaoui, A.Sijelmassi, Empreinte,...
Il existe des agences d'architecture jeunes et moins jeunes dont la production (qu'on la partage ou pas d'ailleurs...) traduit une certaine honnêteté, une simplicité, une éthique..., qui réfute les compromis vulgaires, le pastiche, la médiocrité.
Les exemples cités n'en sont qu'une petite partie, et pourrait il me semble témoigner plus explicitement de ce que pourrait être l'architecture de demain sans avoir trop à rougir de projets en carton pâte réalisés...
Encore une fois mon commentaire ne comporte aucune diffamation et j'invite les lecteurs à se référer au projet de centre culturel de Fès pour appuyer mon argumentation qui est publié sur ce site même.
Par samou, février 21, 2012
'Les architectes se doivent-ils de nager à contre-courant de la volonté du peuple?" excellente question.
Sur ce site même Mourad BenEmbarek interviewé répondait par l'affirmative, s'opposant même à Hassan II.
Autre question qui va avec, les choix architecturaux au Maroc correspondent-ils à la volonté du peuple, ou à des choix étatiques symboliques véhiculés depuis si longtemps qu'ils apparaissent être aujourd'hui comme la volonté du peuple?
Je ne serai malheureusement pas à ce débat, n'étant pas au Maroc...mais j'aurais souhaité y être.
J'aurais aimé que l'on oriente le débat sur ce qui me semble être le principal pourvoyeur d'espace urbain: le logement social, celui du plus grand nombre, qui est une vrai catastrophe au Maroc, sur tous les plans. Quand je lis des commentaires sur l'isolation thermique au Maroc (pour imiter les règlementations dans les pays plus développés, je me marre un petit peu...) dans un pays où l'on ne chauffe pas par manque de moyen, dans un pays où les logements sont sordides même quand il s'agit de haut standing, dans un pays ou le bon sens a complètement disparu à tel point que les logements même dans les régions les plus humides ne profitent pas de la seule énergie naturelle et gratuite que l'on possède: le soleil.
J'invite les futurs intervenants à aller visiter des opérations de recasement de bidonvilles, pour y voir la pauvreté des toutes récentes opérations. Tout le monde pourra se rendre compte que le chemin est immense, que les architectes même avec des petits honoraires doivent absolument se pencher sur ce sujet, que tout est à faire. Il faudrait travailler sur des sujets similaires dans les écoles, au lieu de faire des villages écologiques pour touriste dans l'Atlas!
Et raconter des inepties sur le développement durable, sujet que les architectes maîtrisent très mal et moi le premier, sujet sur lequel les architectes sont complètement dépendants des BET, et des entreprises qui inondent les marchés des produits auxquels ils donnent eux-mêmes les labels qu'ils souhaitent.
Pour embrayer sur le logement social qui me semble être le thème central de ce débat en réalité, il aurait été judicieux d'inviter l'actuel ministre de l'habitat, Nabil Benabdallah,qui vient de prendre ses fonctions dans le dernier gouvernement. Peut-être pourra t-il nous expliquer les perspectives de son ministère en la matière?
Le débat serait probablement riche, l'architecte Fikri Benabdallah étant son frère on ne pourra pas les taxer de langue de bois.
Sur ce site même Mourad BenEmbarek interviewé répondait par l'affirmative, s'opposant même à Hassan II.
Autre question qui va avec, les choix architecturaux au Maroc correspondent-ils à la volonté du peuple, ou à des choix étatiques symboliques véhiculés depuis si longtemps qu'ils apparaissent être aujourd'hui comme la volonté du peuple?
Je ne serai malheureusement pas à ce débat, n'étant pas au Maroc...mais j'aurais souhaité y être.
J'aurais aimé que l'on oriente le débat sur ce qui me semble être le principal pourvoyeur d'espace urbain: le logement social, celui du plus grand nombre, qui est une vrai catastrophe au Maroc, sur tous les plans. Quand je lis des commentaires sur l'isolation thermique au Maroc (pour imiter les règlementations dans les pays plus développés, je me marre un petit peu...) dans un pays où l'on ne chauffe pas par manque de moyen, dans un pays où les logements sont sordides même quand il s'agit de haut standing, dans un pays ou le bon sens a complètement disparu à tel point que les logements même dans les régions les plus humides ne profitent pas de la seule énergie naturelle et gratuite que l'on possède: le soleil.
J'invite les futurs intervenants à aller visiter des opérations de recasement de bidonvilles, pour y voir la pauvreté des toutes récentes opérations. Tout le monde pourra se rendre compte que le chemin est immense, que les architectes même avec des petits honoraires doivent absolument se pencher sur ce sujet, que tout est à faire. Il faudrait travailler sur des sujets similaires dans les écoles, au lieu de faire des villages écologiques pour touriste dans l'Atlas!
Et raconter des inepties sur le développement durable, sujet que les architectes maîtrisent très mal et moi le premier, sujet sur lequel les architectes sont complètement dépendants des BET, et des entreprises qui inondent les marchés des produits auxquels ils donnent eux-mêmes les labels qu'ils souhaitent.
Pour embrayer sur le logement social qui me semble être le thème central de ce débat en réalité, il aurait été judicieux d'inviter l'actuel ministre de l'habitat, Nabil Benabdallah,qui vient de prendre ses fonctions dans le dernier gouvernement. Peut-être pourra t-il nous expliquer les perspectives de son ministère en la matière?
Le débat serait probablement riche, l'architecte Fikri Benabdallah étant son frère on ne pourra pas les taxer de langue de bois.
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Je m'interroge sur la pertinence de certains invités qui me semblent trop compromis (cf commentaires sur le projet de centre culturel de Fès largement décrié sur ce site même) dans une production largement sclérosée et servile.
Mon commentaire n'est pas du tout diffamatoire mais il me semble que certains confrères sont très mal placés pour parler de l'architecture de demain au Maroc, et que l'on devrait donner la parole à des gens dont la production témoigne d'une véritable recherche et d'un potentiel renouveau architectural, loin des modes et du pastiche qui pourrissent nos villes.