Ecole Supérieure de Technologie de Guelmim
Écrit par Younes Diouri15
Mar
2012

Saad El Kabbaj, Driss Kettani et Mohamed Amine Siana réalisent l'Ecole Supérieure de Technologie de Guelmim.
Les architectes nous ont déjà démontré à travers la faculté Polydisciplinaire de Taroudant une écriture des plus sensible. Encore une fois une belle surprise qu'est cette réalisation tout en finesse et qui marque vraisemblablement la naissance d'un nouveau tournant dans la production globale au Maroc. Le projet de l’Ecole Supérieure de Technologie de Guelmim s’inscrit dans la politique de développement des établissements universitaires dans les régions du sud du Maroc. Le projet se compose d’un amphithéâtre, de salles de cours, d’ateliers, de salles de TP, d’une administration, d’une bibliothèque, de bureaux enseignants et de logements de fonction. Le principe de départ a été de proposer une architecture forte, contemporaine mais issue et inspirée du contexte dans lequel elle s’insère.Lieu Guelmim, Maroc Architectes Saad El Kabbaj / Driss Kettani / Mohamed Amine Siana Collaboration Yassine El Aouni / Rachid El Maataoui Programme Ecole Supérieure de Technologie de Guelmim BET BEPOL SARL Entreprise ZERKDI & FILS Surface SHOT 6883 M² Réalisation 2008-2011 Photographies Fernando Guerra – FG+SG
Le défi étant de retranscrire une atmosphère avec les outils que sont le vocabulaire local et d'apporter une certaine échelle à cet équipement. L'architecture est ainsi volontairement massive, puissante et joue du contraste entre intérieur et extérieur dans une recherche de solennité inhérente aux institutions d’enseignement. Les différents bâtiments s'organisent suivant un axe nord-sud au travers d'un parcours couvert en partie, et s'articulent autour de formes en L ou de jardins intérieurs. Cette organisation permet une lisibilité et une clarté des différentes entités du projet tout en préservant la diversité du programme. De même, une réflexion quant à la qualité thermique se traduit par un travail sur l'orientation, les protections des ouvertures et le couvert végétal, conditionnant ainsi en partie le langage et les principes.
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Commentaires (4)

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Par José Cid, mars 23, 2012
Par José Cid, mars 23, 2012
Trés belle realization. Aprés la faculté de Taroudant, ce trio d'architectes nous presente avec un nouvel travail à gran soufle...avec un minimum de moyens et avec un langage plutot contenu, ils achevent une architecture dense et riche de sens...Les photos sont aussi trés bien et rehaussent la qualité architecturalle des edifices (le photographe c'est un conpatriote portugais - Fernando Guerra - dont je recomande une fois de plus la visite de son site: ultimasreportagens.com, oú il sera possible bientot de voire plus de photos de l'Ecole de Guelmin).
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Par Kenza Amaria, mars 30, 2012
Par Kenza Amaria, mars 30, 2012
quoi de mieux , qu'une superbe realisation pour accompagner la reforme concernant l'education , et puis quelle belle lumiére , le talent du photographe est pour beaucoup dans la mise en valeur , encore Bravo .
Par Omar Tijani ( G3A ), avril 02, 2012
Une deuxième réalisation très réussie, dans des conditions économiques et techniques sans doute difficiles...
Au delà de l'élégance de la photographie, bravo pour la qualité renouvelée de votre architecture !
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Et ce n'est pas la ... »











quand je vois ce projet du trio qui avait déjà réalisé la faculté de Taroudant, je me dis que c'est finalement la meilleure réponse à apporter aux discours un peu fumeux sur la ville, car ce projet fait de la ville: il produit une urbanité. Bien que le plan présenté soit un peu sommaire, et que l'on ait du mal à juger de la relation de cet ensemble avec le paysage(sauf photo 5), et son environnement que l'on devine un peu, on peut voir dans les photos 1,2 et 5 notamment un travail assez impressionnant sur la fabrique de l'urbanité par l'architecture.
Pas de pastiche, de petits palmiers, jardinets, et autres accessoires bucoliques qui donnerait l'illusion de ville. C'est un véritable travail sur l'espace, sur la profondeur, les transparences, les cadrages...la puissance de l'architecture, le traitement des surfaces, les ouvertures, les pleins et les vides, l'échelle de l'ensemble participent à la qualification d'espaces extérieurs dont les articulations témoignent d'un travail patient, et montrent que la ville traditionnelle peut être un espace ouvert, et que l'urbanité peut s'obtenir avec d'autres outils que ceux empruntés exclusivement aux médinas.
Les deux images d'escalier (nuit et jour) m'impressionnent beaucoup, elles montrent que l'on peut faire d'un simple escalier un espace en soi, et qu'avec trois escaliers on peut faire une belle façade, poreuse et abstraite qui définit un espace à l'échelle de la ville.
Bravo.
Un bel exemple d'humilité et de générosité, à une époque où l'égo des architectes devient plus important que l'architecture!