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Un projet de diplôme pour une réflexion durable sur le devenir de la Corniche de Casablanca et ses avoisinants.

Mamoune Ghaiti et Ali Benkirane partagent avec nous leur proposition pour une corniche à Casablanca revitalisée à travers un Éco-quartier.
« Dans le débat actuel sur le développement durable, en quoi une ville comme Casablanca, peut être durable, sans pour autant sacrifier son héritage patrimonial, ni être freiné par lui ? Nous avons voulu dans ce projet allier tradition architecturale et modernité qui aujourd’hui s’exprime par le débat du développement durable, un éco-quartier qui s’inspire du passé pour un meilleur futur. Nous avons choisi de travailler sur le site de la corniche de Casablanca, qui est un espace très attractif à l’échelle de la ville, et c’est un site qui est déjà un point de repère pour toutes les catégories de population. »


Lieu Casablanca, Maroc Architectes Mamoune Ghaiti, Benkirane Ali Année Diplôme 2011 ESA

Diplôme - Corniche de Casablanca - Mamoune Ghaiti - Ali BenkiraneDiplôme – Corniche de Casablanca – Mamoune Ghaiti – Ali Benkirane Diplôme - Corniche de Casablanca - Mamoune Ghaiti - Ali BenkiraneDiplôme – Corniche de Casablanca – Mamoune Ghaiti – Ali Benkirane Diplôme - Corniche de Casablanca - Mamoune Ghaiti - Ali BenkiraneDiplôme – Corniche de Casablanca – Mamoune Ghaiti – Ali Benkirane Diplôme - Corniche de Casablanca - Mamoune Ghaiti - Ali BenkiraneDiplôme – Corniche de Casablanca – Mamoune Ghaiti – Ali Benkirane Diplôme - Corniche de Casablanca - Mamoune Ghaiti - Ali BenkiraneDiplôme – Corniche de Casablanca – Mamoune Ghaiti – Ali Benkirane
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« Nous avons donc pris 5 éléments fondamentaux de la Médina traditionnelle, que nous avons voulu recréer au sein de notre projet, auxquels nous avons joint une réflexion liée à la durabilité, qui implique une réflexion sociale, économique et environnementale. Ces cinq éléments sont :
– Les ruelles: parfois longues, sinueuses, étroites et protégées du soleil grâce aux bâtiments les longeant, parfois couvertes, ces ruelles sont parfaites pour faire baisser la température trop chaude en été et créer un espace praticable dans de telles circonstances. Parfois les rues sont commerçantes, elles constituent les grands axes de la médina, elles sont plus larges et plus importantes que les ruelles.
– Les portes de la Médina (Babs) : elles créent un espace tampon entre la ville moderne et la ville traditionnelle, à partir de ce point, très peu de voitures y sont autorisées.
– Les fontaines : espace social, car traditionnellement, tout le monde s’y retrouvait afin de s’approvisionner en eau. (cet élément peut avoir un tout autre intérêt de nos jours, l’eau permet de rafraichir la température en été)
– Les patios : élément essentiel à la médina, il en existe trois sortes : les patios privés, chaque maison traditionnelle en a un, et s’organise autour, les patios semi privés, ce sont les impasses collectives à un nombre limité de maisons, et les places publiques, regroupant une activité commerciale (la place des fabricants de babouches)
– Les Moucharabiehs : ils laissent passer le vent frais tout en empêchant le soleil de pénétrer.

Le boulevard de l’océan Atlantique longe notre site parallèle à la mer, ce boulevard est exclusivement à usage automobile, nous avons voulu développer autour de cet axe une grande rue commerçante semi couverte, dans laquelle on retrouve des logements et des commerces. Au milieu de cette rue, les Babs de la médina sont représentés par quatre blocs imposants dans lesquels viennent s’installer un élément essentiel de notre programme pour la pérennité patrimoniale : Un centre d’Artisanat et de formation aux métiers traditionnels, se divisant en quatre parties, et faisant ainsi le lien entre la rue commerciale et le deuxième axe de développement du projet qui est un axe perpendiculaire à la mer faisant le lien entre le boulevard de la corniche et le nouvel axe qu’est la rue commerçante.
Dans ce nouvel axe, nous avons voulu créer un espace ouvert à faible densité, un jardin public, accueillant plusieurs fontaines, qui permettent de rafraichir en période chaude, ainsi que de créer des espaces d’expression artistiques, de petites saynètes pour de jeunes artiste. Dans le reste du projet, des logements viennent se positionner autour de patios recréant un aspect collectif au sein d’une collectivité, créant ainsi de petites communautés interdépendantes. Nous avons travaillé ce projet en tenant compte des vents dominants, l’hiver et l’été, il faut renforcer le vent d’été qui augmente l’effet rafraichissant des fontaines et au contraire en hiver, il faut le diminuer au possible, c’est pourquoi la rue commerçante au sud d’une manière continue empêche le vent de pénétrer dans les espaces publics. Sur la rue commerçante, des moucharabiehs viennent se positionner au niveau des toits des bâtiments pour augmenter la surface couverte de la ruelle augmentant ainsi l’ombre agréable en été. Aux fenêtres des logements, des volets en moucharabiehs filtrent le soleil en été tout en laissant la ventilation naturelle opérer, alors qu’en hiver on maximise l’apport solaire en les déplaçant. Nous pouvons remarquer aujourd’hui à Casablanca, que les nouveaux projets en littoral, sont souvent à très fortes densités, et sont de hautes constructions, ici, nous avons voulu continuer le tissu urbain atteignant notre projet pour créer un projet à la fois à l’échelle de la ville et à l’échelle de l’usager. »

Source : Mamoune Ghaiti