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Le Port de Tanger-Ville par HMMJ

Haitam Melehi et Matthieu Joubin partagent avec nous une réflexion singulière sur le futur d’un port de Tanger fantasmé. La démarche est originale et part de la compréhension de la singularité de ce lieu, nourrie par une recherche conceptuelle profonde d’une ville renaissante et riche de son histoire.

Un Tanger dont le potentiel est intimement lié à son port et constituant l’âme de la ville. Le projet se veut tranchant et résolument tourné vers un avenir en synergie avec le contexte méditerranéen.
Un parti pris volontairement audacieux et incisif pour un Tanger en phase avec sa vocation originelle.


Fin octobre 2010 le port de Tanger ville se voit vidé de ses fonctions, les marchandises et les ferries ayant trouvé leur nouvelle terre promise : Tanger Méditerranéen, 7 fois plus grand que le port actuel, voué à concurrencer les plus grands ports de la Région. La course au meilleur projet et au plus prometteur est lancée, ce sera finalement l’équipe constituée de Reichen et Robert et associés puis Norman Foster qui séduira les autorités marocaines chargées de mettre en place ce projet. Une somme de plus de 600 millions d’euros y sera injectée, les travaux étant prévus de mars 2011 à fin 2016.
Le travail présenté ne prétend pas reformuler cette réponse mais tente plutôt de mettre en scène une situation, celle d’un port voulant se réconcilier avec Tanger et ses foules, mais aussi à (ré)affirmer une présence Méditerranéenne et mondiale.
Le premier réflexe de notre démarche place le port de Tanger en tant qu’objet compact, un bout de territoire visant à être considéré dans sa globalité et non comme une superposition d’activités et de morphologies. En suivant certains schémas de densification nous avons tenté de puiser les capacités économiques de cette plate forme, à travers des systèmes indépendants les uns des autres, des expérimentations ex nihilo qui se nourrissent d’elles mêmes.
Or le port de Tanger renvoie à différentes situations géostratégiques et sociales. Lorsque nous parlons de ces 37 hectares, nous convoquons tout aussi bien la baie de Tanger, le « grand Tanger », la région Nord du Maroc ,etc. ; mais aussi les différentes strates historiques et psychologiques, qui ont nourri sa complexité.
Nous pensons que dans notre cas il s’agit non pas de contextualiser une fiction (projet) mais plutôt de « l’hypertextualiser », sous forme de nœuds, nous permettant ainsi de passer d’une situation à une autre, d’une échelle macro à une échelle micro, et inversement. Pour cela nous proposons un lexique, un langage qui tente de mettre en scène ces sauts d’échelles et ces déplacements.
En effet, 4 thèmes ou « forces » motivent cette expérimentation : Hyper-Publique ;Hyper-Connexion ; Hyper-Intensité et Hyper-Building. Ce langage serait ainsi l’ébauche d’un processus visant à nourrir l’hétérogénéité de Tanger et non de la juger.
Le projet pourrait ainsi se résumer à un système global compact, mais où chaque entité peut acquérir son indépendance. Le but étant de faire émerger des situations de différents ordres et échelles et non de répondre à un « problème » ou une problématique précise. Les objets révèlent un contexte et nourrissent un imaginaire collectif. Le port devient ainsi un dénominateur commun, un élément référent qui participe à l’élaboration d’une identité, d’une représentation propre au lieu.

Lieu Tanger, Maroc Architectes Haitam Melehi & Matthieu Joubin Programme gare routière, transport en commun, hôtel, casino, mall, logements, marina Ecole d’architecture ENSAV (Versailles) Diplôme Projet de Fin d’Etudes Directeur du PFE M. Francois Chochon Année Février 2011

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HMMJ – février 2011