Votre mot de passe vous sera envoyé.


Le nouveau Centre de Documentation et d’Information par Myriam Soussan et Laurent Moulin

La particularité du site en surplomb par rapport à la cour, le talus et la pente existante ainsi que la volonté du maitre d’ouvrage d’avoir un bâtiment bioclimatique ont poussé les architectes à opter pour une architecture semi-enterrée et furtive. C’est une approche minimaliste et presque land-art qui répond à un foisonnement volumétrique environnant et un style moderne caractéristique du bâti existant. L’idée étant de libérer des perspectives et de provoquer la confrontation entre paysage et architecture.
L’approche bioclimatique est ici globale ; ayant déterminée le choix même d’une architecture enterrée, cette solution offre un rapport coûts/performances extrêmement favorable, sans prouesses techniques. Des matériaux locaux disponibles localement ont été choisis, mis en œuvre selon des techniques de construction usuelles au Maroc.
Cette dimension est fondamentale pour jeter les bases d’une approche bioclimatique au Maroc, qui saurait se suffire du niveau de technicité existant, pour créer des projets pertinents du point de vue du confort thermique. Le choix des murs Trombe, et des verrières à volets pivotants va dans ce sens, car il s’agit de procédés de « moyenne technologie », parfaitement réalisables localement, de coût modéré, et surtout d’entretien facile.
L’idéal, pour pouvoir parler d’une architecture bioclimatique véritablement marocaine serait d’oser l’utilisation du pisé en lieu et place du béton, mais l’absence de normes et d’entreprises capables de les appliquer rend l’opération encore un peu risquée sur Rabat pour un bâtiment public. Une utilisation partielle (pour le voile à forte inertie des murs Trombe par exemple) serait envisageable.
Concernant l’isolation, nous avons la chance de disposer au Maroc de la « Rolls » des isolants, le liège noir expansé, imputrescible, insensible à l’eau et aux attaques des insectes et des champignons, produit localement. Le choix d’une toiture plantée en couche mince (15 cm de terre) pour une végétalisation extensive type sébums, plantes grasses ou graminées, participe de cette approche très réaliste et de faible coût.
Au delà de l’intérêt bioclimatique de cette solution, l’embellissement de la 5ème façade (éternelle oubliée…) n’est pas son moindre avantage, surtout dans notre cas, la toiture étant continuellement visible depuis les étages des salles de cours du bâtiment principal en R+2 et depuis le bâtiment de la salle des professeurs.


Lieu Lycée Descartes à Rabat Architectes Myriam Soussan et Laurent Moulin Programme Centre de Documentation et d’Information (CDI) Surface 900 m² Coût 1,35 million € Année 2012

CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat CDI-Lycée Descartes-RabatCDI-Lycée Descartes-Rabat